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La société égyptienne à l’époque des pharaons

Posté par Christian Querou

Le pharaon a toujours été représenté comme un dieu vivant. Avec sa couronne,
sa barbe postiche ainsi que son sceptre, tous les apparats des dieux
de l’Egypte ancienne. Les textes anciens le désignent comme étant le «fils
de Râ» et en font l’héritier du trône du dieu Horus, qui selon la légende
fut le premier roi d’Égypte.

Le pharaon, un souverain comme les autres

Si l’on devait s’en tenir uniquement aux rites religieux, aux immenses  statues
ainsi qu’aux textes rédigés dans le but de la propagande du roi, l’on peut
être tenté de penser que le peuple d’Egypte pensait vraiment que le pharaon
.était un dieu vivant sur terre. Pourtant, les contes et les récits historiques
permettent de démentir cette façon de voir les choses. En effet, aux yeux de son
peuple, le pharaon est un homme qui est jugé selon les actes qu’il pose. Il peut
se tromper comme tout le monde et, même s’il est béni des dieux, il n’est pas
toujours entendu par ces derniers. Pour gérer le royaume, il délègue au vizir
certaines de ses fonctions, mais c’est lui qui prend toutes les plus importantes
décisions pour le royaume dans tous les domaines : justice, défense, maintien de
l’ordre, politique intérieure comme extérieure. Par ailleurs, de temps en temps,
le peuple égyptien peut critiquer les mesures prises par le pharaon. Si l’idéologie
officielle confère au pharaon une origine divine et un pouvoir surnaturel, l’imaginaire
populaire le traite tel un puissant souverain.

La place des femmes dans l’Egypte Ancienne

Contrairement à de nombreuses autres sociétés d’avant et d’aujourd’hui qui se
disent plus évoluées, la place des femmes dans l’Egypte ancienne est un véritable
exemple de modernité. Faute d’être la stricte égale de l’homme, on lui reconnaissant
dans le temps son indispensable complémentarité, ainsi que le respect et les droits
associés à ce statut. La femme est ainsi une source d’inspiration intarissable pour les
poètes et romanciers de l’époque. C’est d’ailleurs l’influence de la femme qui justifie
dans l’Egypte Ancienne, le besoin permanent de l’équilibre même dans les récits génésiaques
de la création de l’humanité, dans lesquels toute chose a en lui son contraire qui lui est
indispensable, référence assez claire au principe masculin et féminin.